| No 4, Attention conscience sociale! |
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| Écrit par Alain-Yan Mohr | |||||||||||||||||||||||
| Dimanche, 02 Mai 1999 23:00 | |||||||||||||||||||||||
Si vous lisez ces lignes, c'est que vous avez déjà effectué le grand plongeon: vous vous êtes aventurés dans l'expérience humaine de cette fin de vingtième siècle local. De retour d'expédition, de nombreux explorateurs nous ont fait part des difficultés auxquelles ils ont été confrontés lors de leurs récents séjours - complications auxquelles ils n'étaient pas du tout préparés. La situation est d'autant plus préoccupante que certains d'entre-eux se sont tout bonnement perdus, alors que d'autres ont simplement oublié qu'ils sont en expédition et sont maintenant persuadés qu'ils sont uniquement des êtres humains. Vous le savez, ces explorations en grande densit é fournissent un terrain d'expérimentation idéal pour approfondir la nature de la conscience éveillée et développer ses capacités créatrices. Toutefois, le contenu de la conscience sociale qui imbibe actuellement la planète Terre contrecarre considérablement l'émergence de ces réalisations. Bien sûr, chacun de nos clients a toute lattitude d'explorer ce qu'il veut et à sa manière. Pourtant, vu le nombre de rapports que nous avons reçu soulignant la confusion et la complexité de la condition humaine de cette époque, nous avons estimé important de vous faire parvenir ces quelques - tardives - recommandations. Nous espérons qu'elles rendront votre séjour plus agréable et productif. Great Bear Travel Tours Alain-Yan Mohr, Conseiller en investissement. ATTENTION: CONSCIENCE SOCIALE!
Dans les derniers numéros, j'ai évoqué différents facteurs indiquant que nous traversons une phase de transformation inouïe, caractérisée par une myriade de changements et d'adaptations nous préparant à émerger dans une réalité totalement nouvelle.
Et si on était à côté de la plaque, idéalistes meurtris réfugiés dans un rêve impossible? Il faut regarder la réalité en face, voyons! Tu as sérieusement besoin d'un "reality-check"! Lis un peu les journaux!
En premier lieu, parce que notre atmosphère psychique est polluée. Véritable réservoir où sont accumulés des millénaires d'habitudes, de peurs et de limitations humaines, la conscience sociale est devenue un ?dépotoir à ciel ouvert?, un smog omniprésent imbibé des traumatismes de l'humanité. Quand je dis que c'est un dépotoir, je choisis mes termes, parce qu'il n'existe rien dans la conscience sociale qui ne vaille la peine d'être gardé. Une idée s'interpose: "Mais il n'y a pas eu que des horreurs dans l'histoire! Beaucoup d'êtres ont exprimé de l'amour! Il doit bien en rester quelque chose..." Bien sûr, mais pas dans la conscience sociale, car l'amour et la peur ne peuvent pas coexister. A l'image d'une station de radio FM, la conscience sociale occupe une fréquence particulière sur la bande radio psychique - une station terriblement familière... Pour faire un raccourci saisissant, tous les véritables ensei-gnements spirituels ont eu le même objectif: nous faire changer de fréquence, abandonner canal-peur pour nous brancher sur canal amour. Tous les êtres humains qui sont parvenus à l'éveil ont "simplement" réussi à changer de station psychique, à s'extraire de la conscience sociale, de ses filtres déformants et de ses effets narcotiques, pour déboucher sur une réalité d'amour et d'unité. Revenons à notre dépotoir, si ça ne vous fait rien. On va prendre un moment pour faire les poubelles, pour explorer les marécages dans lesquels on patauge et bien souvent, dans lesquels on se complait. C'est par la prise de cons-cience que surgit la volonté de changer. Comme sur une radio FM, certains thèmes, certaines musiques sont omni-présents. A la première place du hit parade depuis des milliers d'années, on trouve la mélopée "Je ne suis qu'une pauvre créature mortelle". C'est un tel succès que la plupart des expressions philosophiques, sociales et culturelles de l'humanité s'en inspirent directement. En fait, "Je ne suis qu'une pauvre créature mortelle" constitue l'axiome, le théorème premier que l'on tente de vérifier, de prouver par l'expérience - et par tous les moyens. Si l'on observe les grands courants socioculturels humains, on découvre que cet axiome constitue toujours la fonda-tion de la société - seules les expressions changent d'un peuple à l'autre ou d'un milieu à l'autre. Avec quelques variations, chaque système renforce la condition de ses membres - de pauvres créatures mortelles. Le capitalisme est fier de dominer la Terre et les marchés, un concept auquel seules des créatures meurtries et vengeresses peuvent arriver. Le communisme est fier de mettre toutes les créatures sur un pied d'égalité à l'aide d'une pensée unique, ce qui traduit une profonde négation de l'esprit et réduit la réalité humaine à un troupeau de sacs de chair. Les religions sont fières d'avoir si bien réussi à soumettre de pauvres créatures à différentes versions d'un Dieu tyrannique (mais juste si on est gentils et obéissants...). Les philosophies spéculent sur la condition de la créature. La politique organise l'exploitation des créatures, la médecine tente de les réparer. Les syndicats défendent le droit des créatures à continuer à être des créatures, les services sociaux s'em-ploient à garantir que la créature soit bien pauvre. La culture ressasse continuellement les mêmes histoires sur la condition de créature. Les médias.... n'en parlons pas! Même les meilleures initiatives sociales et humanitaires visent à organiser (et à rendre humaine...) la vie en "captivité" de la créature - et la plupart du temps, provoquent encore plus d'emprisonnement. Canal-peur, notre station FM favorite, diffuse 24h/24, sur toute la planète, tous les grands thèmes chers à la pauvre créature humaine. La mort, la dualité du bien et du mal, l'éloge de la pénurie et de la médiocrité, la dépendance et le mensonge bénéficient d'une publicité constante. Cette fréquence est tellement familière que nous ne l'entendons généralement plus. Elle définit le contenu de notre psyché, nos perceptions, nos croyances, elle nourrit nos corps émotionnels et mentaux, elle forge nos comportements et elle institue nos possibles. En résumé, canal-peur, c'est la fréquence pénitencière - une radio pour les prisonniers, faite par les prisonniers. Si l'on souhaite s'évader et retrouver notre liberté, il est essentiel de comprendre que premièrement, nous sommes en prison et deuxièmement, que TOUT ce que nous connaissons fait partie de cette réalité pénitencière, y-compris nos plus précieux idéaux. Le rêve est non seulement toléré, il est même encouragé - les idéalistes générant peu de conflits. "Votre premier souci doit être de devenir conscient de la prison; alors, vous verrez que votre propre pensée essaie cons-tamment d'éviter d'entrer en conflit avec les valeurs de la prison. Cette fuite crée des idéaux qui, aussi merveilleux qu'ils soient, ne sont que des illusions. C'est l'une des ruses du mental que de s'enfuir dans l'idéal, parce que s'il ne s'enfuit pas, il doit entrer en conflit direct avec la prison, avec l'environnement. Le mental préfère s'enfuir dans l'illusion que de faire face à la souffrance qui se produira inévitablement lorsqu'il mettra en question les valeurs, la moralité et la religion de la prison. Ce qui importe donc, c'est d'entrer en conflit avec les traditions et les valeurs de la société et de la religion dans laquelle vous êtes prisonniers, et de ne pas vous enfuir intellectuellement dans un idéal. Lorsque vous commencez à remettre ces valeurs en question, alors émerge l'intelligence réelle, seule capable de résoudre les nombreux problèmes humains". Krishnamurti, Mexico, 1935
Comment se portent nos idéaux? Avons-nous tendance à vouloir "réparer" ou corriger les choses, les événements, les relations et les situations? Alors, sommes-nous à côté de la plaque, avec nos utopies de changements cosmiques - idéalistes meurtris réfugiés dans un rêve impossible? Je laisse le soin à chacun de répondre à cette question; toutefois, je souhaite fournir quelques pistes de réflexion... Piste 1) Il faut effectivement regarder la r éalité en face. Pas comme une démission, pas comme un acte de reddition à la conscience collective, mais pour se donner les moyens d'agir dans le vrai". Pour faire des choix de vie plutôt que des choix de rêves. Aucune dose d'idéalisme ne changera notre réalité. Piste 2) Nous sommes prisonniers d'une structure de conscience, et l'essentiel de nos efforts et réflexions s'inscrivent dans cette structure de conscience. Comme cette structure détermine nos perceptions de nous-mêmes et du monde, toute tentative d'en échapper à l'aide des "méthodes" de la structure est vouée à l'échec, un peu comme si l'on essayait de se soulever soi-même. Piste 3) Cette structure de conscience qu'est la conscience sociale nous contraint à voir les choses de manière fragmentée. Hypnotisés par les appa-rences, nous passons notre temps à lutter dans le superficiel et passons à côté du vrai "combat" - vaincre l'illusion, découvrir une définition de soi-même qui vienne du plus profond de soi-même et refuser de se laisser définir par les circonstances, aussi vastes et lumi-neuses qu'elles soient. Piste 4) Canal-peur n'est qu'une station radio locale. Hors de la bande 66.6FM, il y a une infinité d'autres fréquences beaucoup plus saines.
A ce propos, il se passe aujourd'hui des trucs bizarres. Il y a de la "friture" sur la ligne de canal-peur. Apparamment, un nouvel émetteur - canal-amour - a débarqué sur la planète, et il émet à pleine puissance. Il empiète sur notre radio favorite, envahit la bande de canal peur, et on reçoit les deux émissions à la fois. Bien sur, ça nous énerve, on était en plein dans cette émission tellement captivante... En plus de tout, il s'agit de canal-amour, ce qui nous fout une trouille du diable... Nous sommes en train de perdre nos repères familiers. Alors on essaie par tous les moyens de retrouver la fréquence, on tourne l'antenne, on essaie les réglages fins, mais rien y fait, notre station chérie est parasitée. Graduellement, on perd le signal de canal-peur.Alain-Yan Mohr
NOUVELLES D'ICI ET D'AILLEURS
Dans Nature et Biotechnologie d'octobre 98, on apprend que certains micro-organismes seraient capables de digérer les déchets radioactifs... La bactérie Deinococcus radiodurans possède la curieuse propriété d'être capable de traiter toutes sortes de radiations. Elle est capable de grandir et de se reproduire dans un environnement radioactif, et semble être le nettoyant idéal pour les centrales nucléaires et autres dépôts de déchets radioactifs. Pur produit de la conscience sociale, cette nouvelle établit un nouveau record de l'idiotie scientifique. Une étude très sérieuse publiée dans la très sérieuse revue Journal of Medical Ethics par le très sérieux Richard Bentall, psychologue de la très sérieuse Université de Liverpool, propose d'inclure le bonheur dans la liste des maladies mentales reconnues par l'Association américaine des psychiatres. Le bonheur serait aussi néfaste que la schizophrénie, et causerait les mêmes anomalies cognitives que celles cons-tatées chez les personnes souffrant d'un dysfonctionnement du système nerveux central. Mais Richard Bentall s'empresse d'ajouter qu'il n'y a pas lieu de s'inquiéter: le bonheur reste une maladie extrêmement rare. (Le Matin, 14.2.99) Un seul Big Bang, c'est vieux jeu Dans un article du Scientific American, Andrei Linde, physicien à Stanford, suggère l'idée que l'univers s'auto-reproduit, proposition qui, si elle se vérifie, règlerait son compte à la théorie du Big-Bang initial. Selon Linde, l'univers s'est développé en une succession d'événements créatifs. Cela expliquerait le paradoxe de l'âge des étoiles, apparu lorsque le télescope spacial Hubble a photographié des étoiles au bord extérieur de notre notre univers connu et que l'on a découvert qu'elles sont plus jeunes que notre soleil... Selon la théorie du Big-Bang, plus une étoile est éloignée du centre de l'univers, plus elle devrait être vieille. Cela pourrait aussi aller dans le sens des informations de sources diverses, parfois channelées, selon lesquelles un nouvel univers s'apprête à naitre. L'univers actuel nous réserve encore des surprises. Deux articles récents dans le Temps ont retenu mon attention; dans le premier décrit comment des astronomes ont, pour la première fois, réussi à filmer un sursaut gamma, provenant d'une distance d'au moins 9 milliards d'années-lumière. On n'explique toujours pas l'origine de ces explosions d'une violence inmaginable, comme si une étoile plusieurs fois plus grosse que notre soleil se convertissait instantanément en rayonnement pur. Commentaire d'un astronome de l'observatoire de Genève: "Si une telle explosion avait eu lieu dans le voisinage de la Voie-Lactée, la luminosité dans notre galaxie serait telle que la nuit se transformerait en jour. A part le Big-Bang (dit-il...), aucun phénomène ne prend une telle ampleur." L'autre article fait état de la découverte du premier système solaire à plusieurs planètes en-dehors du nôtre, dans la constellation d'Andromède. Je passe les détails, mais cela fait dire aux chercheurs que l'univers contient davantage de corps célestes semblables au nôtre. Pour rappel, selon les estimations actuelles, nôre soleil fait partie des 200 milliards d'autres soleils de la Voie-Lactée; la Voie-Lactée étant une galaxie parmi 80 milliards d'autres. Vous partez où en vacances, cette année? Il n'est jamais trop tard pour vivre une enfance heureuse Ca vient de sortir en anglais, The Indigo Children, de Lee Caroll, publié en même temps que le livre VII de Kryon, Letters from Home. The Indigo children explore le phénomène des enfants d'aujourd'hui, et de l'évolution spirituelle qu'ils incarnent. En attendant de plonger dans cette lecture, une de ces gamines partage ses expériences et réflexions sur son site web. Allez faire un tour sur: www.geocities.com/~galacticgirl
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Si vous lisez ces lignes, c'est que vous avez déjà effectué le grand plongeon: vous vous êtes aventurés dans l'expérience humaine de cette fin de vingtième siècle local.
Nouveau site réalisé par MM&m, pour débattre de la santé à Neuchâtel: 