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Magazine Dossiers La Suisse Divine
LA SUISSE DIVINE, PREAMBULE
En 1991, la Confédération Suisse a fêté son 700e anniversaire. De grands évenements ont été prévus à l’échelle du pays, devant au départ s’axer sur l’utopie, sur les devenirs possibles de ce pays, réflexion à laquelle chacune et chacun était convié. Pour finir, cet événement a pris la forme d’une exhibition de particularités régionales.

Mais entre 1989 et 1991, Christophe Beguin et moi-même nous sommes interrogés sur l’avenir de la Suisse, sur l’utopie d’une nation et sur la manière de catalyser son émergence. Le projet n’a pas vu le jour, mais encore aujourd’hui, il me semble qu’il reste d’actualité, et pourrait servir de modèle à d’autres régions ou pays.

Pour cette raison, nous avons finalement décidé de mettre ce texte sur le net. Nous vous en souhaitons bonne lecture - et si vous planifiez de transformer un pays, n’hésitez pas à nous contacter !

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Email Christophe Béguin

Mai 1999.
Ce dossier est disponible en format PDF :

Dossier Suisse divine Français PDF
File Divine Switzerland English PDF

LA SUISSE DIVINE : UN PROJET HOLOGRAPHIQUE : DOSSIER DE PRESENTATION. JANVIER 1991

Ce dossier présente un projet : "La Suisse divine".
Ce projet coïncide avec le 700e anniversaire de la confédération, mais il concerne davantage encore "l’Après 700e". Il a pour premier objectif de partager un regard renouvelé et prospectif sur la Suisse, puis de rechercher des moyens pratiques pour favoriser le renouveau de notre pays.
Nous souhaitons le préciser : ce projet est aux antipodes de l’hélvéto-centrisme. La Suisse fait avant tout partie de la planète Terre. Nous avons simplement choisi de commencer par parler de la poutre suisse plutôt que de la paille de nos voisins. A terme, les concepts de "Suisse" et d’"Etranger" finiront probablement dans les poubelles de l’histoire.
Mais aujourd’hui, la Suisse existe, parce que nous autres humains la créons continuellement. En tant que créateurs, que voulons-nous en faire ?
Ce projet ne boycotte personne, n’accuse personne. Nous sommes tous co-auteurs et co-responsables de la société dans laquelle nous vivons. La critique n’a de raison d’être que si elle permet de déboucher sur des solutions. Nous voulons que le projet "La Suisse divine" soit complémentaire aux autres démarches en cours, vecteur de synergie. Nous voulons provoquer un déclic, avec tendresse.
Cela dit, les manifestations du 700e ont pour thème central l’Utopie. Jusqu’à ce jour, ces préparatifs ont provoqué davantage de levées de boucliers que de ferveur nationale. De manière générale, les suisses tentent de formuler l’avenir à partir de vieux paradigmes fragmentaires ; chacun revendique son utopie et s’insurge contre celle de l’autre.
Où se trouve le point intégrateur ?
Genève, janvier 1991, Alain-Yan Mohr, Christophe Béguin

TABLE DES MATIERES

• Grands axes du Projet
• Affiner et élargir nos cadres de référence
• Resituer la Suisse et ses habitants dans ces nouveaux cadres
• Comprendre les crises individuelles, nationales planétaires
• Décongestionner la vocation suisse.
• Commencer à assembler le puzzle suisse
• Publier un livre développant les points 1 à 5.
• Réaliser les points 1 à 5
• Animation et coordination du projet
• Conception, promotion et publication du livre
• Traduction et adaptation du livre et du projet
• Recherches dans cadre universitaire et scolaire
• Création d’un groupe inter-consultants
• Mise à contribution des instituts de sondage
• Plateforme associative
• Livre pour enfants et BD
• Agora électronique
• Film

Ce projet est un hologramme. Il dépasse notre capacité de travail. En le formulant, nous sommes en train d’y jouer notre rôle. Dans vos activités comme en nous lisant, vous jouez le vôtre. Chacun de nous a accès à l’ensemble des informations constituant la réalité planétaire et peut "se brancher sur la conscience collective". Question : A partir d’où chacun de nous va-t-il poser ses limites ?

GRANDS AXES

1. AFFINER ET ELARGIR nos cadres de référence en tenant compte des découvertes faites jusqu’à nos jours (en physique, écologie, biologie, psychologie, philosophie, informatique, etc.) A l’heure où l’être humain découvre son influence sur son environnement, il découvre également qu’il s’est mis sur la liste des espèces menacées d’extinction grâce à son action sur la biosphère. La carte du globe se transforme rapidement et nos visions du monde volent en éclat. Pourtant, de nouveaux éclairages apparaissent qui nous offrent des moyens de mieux gérer la mutation.
2. RESITUER la Suisse et ses habitants dans ces nouveaux cadres. Comment pouvons-nous sortir du syndrome du hérisson ; hypocrisie, sur-assurance, confiance intéressée dans un système malsain dont la psychologie est basée sur l’égo, le culte de l’argent, l’armée ? Comment nous ouvrir à un fonctionnement synergique (conscients d’appartenir, de servir et d’évoluer avec la planète et le cosmos) et développer nos potentiels créatifs ?
3. COMPRENDRE les crises individuelles, nationales et planétaires, leurs relations et les opportunités qu’elles recèlent. Le moi-je et ses résultats : fragmentation excessive de la pensée et des structures qui paralyse notre évolution, gomme notre enthousiasme et relativise nos responsabilités. Nous avons besoin d’objectifs communs, assez larges pour transformer les conflits polaires en stimuli évolutifs.
4. DECONGESTIONNER la vocation suisse. Toutes les époques sont imprégnées par des expressions de cette vocation. Nicolas de Flue, Paracelse, Rousseau, Dunant, Pestalozzi, Jung, Schweitzer et bien d’autres ont su rayonner une dimension humanitaire et spirituelle. Aujourd’hui, notre prospérité et notre situation nous appellent à incarner cette vocation en tant qu’individus et à la mettre au service du monde. Par des interviews et des programmes de recherche notamment, nous voulons faire ressortir les grandes lignes du "Principe suisse", concilier rationalisme et spiritualité.
5. COMMENCER à assembler le puzzle suisse avec les éléments réunis et tenter de compléter l’image d’ensemble afin d’y trouver sa propre place et celle des institutions. Ebaucher un programme de transformation.
6. PUBLIER un livre développant les points 1 à 5.
7. REALISER les points 1 à 5 et retomber amoureux de la Suisse et de la planète !

AFFINER ET ELARGIR nos cadres de référence

Une réflexion sur la Suisse est avant tout une réflexion sur les êtres humains qui la peuplent et lui créent une âme. Si nous voulons avoir une vue d’ensemble du puzzle Suisse, il est nécéssaire de se placer dans un contexte le plus englobant possible.

L’évolution a mis plusieurs milliards d’années pour produire un organisme biologique suffisamment complexe pour abriter la conscience. Malgré ses rhumatismes et habitudes, l’être humain est encore une expérience en cours qui nécessite des mises au point. Il y a du nouveau depuis l’apparition de l’homo sapiens sapiens : l’évolution travaille depuis l’INTERIEUR, c’est à dire depuis notre conscience. D’une certaine façon, nous sommes la Vie, nous sommes l’évolution.

L’arrivée de la conscience crée un grand chaos dans nos habitudes. Nous ne maîtrisons pas encore l’utilisation du cortex. Nos réflexes de survie, si pratiques dans la jungle, s’avèrent suicidaires dans la société humaine actuelle. Nous devons opérer des ajustements au niveau de notre perception de la nature de la réalité, de notre psychologie, de notre relation avec le cosmos. Ces ajustements doivent se refléter dans nos institutions : comment gérer une nation constituée d’électrons tourbillonnants ?

Pourtant :

- La pensée est créatrice et nous sommes créateurs de notre réalité. Nous avons le potentiel de générer une réalité harmonieuse.
- L’augmentation de la complexité cérébrale et des interconnexions entre les êtres humains nous ont fait franchir un nouveau seuil évolutif. Il a fallu au cortex environ 10 puissance 10 neurones pour voir apparaître la conscience. De même, il a fallu environ 10 puissance 10 réceptacles de la conscience pour voir apparaître une conscience planétaire. Le concept de civilisation s’en trouve transformé, l’individu prend un Sens.
- Le hasard ne nous satisfait plus : Jung et ses émules ont mis en évidence les lois du synchronisme. Nous découvrons des moyens de collaborer avec le cosmos, d’utiliser le miracle comme système d’organisation. L’énergie utilisée jusqu’ici pour réparer les effets pervers de nos perceptions devient disponible pour créer.
- Les nouvelles connexions télématiques assurent la propagation immédiate de toutes les connaissances et procurent ainsi un vécu commun auquel toute l’humanité peut s’identifier. Les conflits polaires se transforment en stimuli évolutifs.
- En psychologie, on voit aussi émerger de nouveaux modèles de comportement qui préfigurent un sens plus vaste de l’identité individuelle et laissent deviner de nouveaux types de relations entre les êtres humains. L’importance des expériences NDE (near death experiences, retour à la vie après la mort clinique, mouvement généré par la suissesse Elisabeth Kubler-Ross) remet complètement en question la notion même de mort.
- Qu’est-ce que vous faites, dans la Vie ?
- Etc.

RESITUER la Suisse et ses habitants

La Suisse est bâtie sur la peur. Elle suffoque, crispée derrière ses épines. Parfois, certains événements parviennent à lui faire relâcher ses défenses et porter un regard alléché sur ce qui l’entoure. Mais bien vite, l’esprit collectif suisse se remet en boule et adopte une position de repli. Une interprétation faussée de notre neutralité masque notre dépendance envers le reste du monde, atrophiant ainsi le paysage culturel, social. politique et touristique de notre pays. Conséquence, l’hypocrisie devient une norme sociale qui compromet une véritable lucidité. Les suisses vivent comme anésthésiés : nous savons que le monde est en danger à bien des égards, mais de manière générale, nous nous ennuyons à mourir.

Nous percevons difficilement notre situation planétaire. Nos préoccupations nous barrent l’accès à un vécu plus ample. Une société médicamentée, sur-assurée, sur-consommatrice, obèse de principes et soi-disant sûre de ses lendemains n’a rien d’enthousiasmant.

Pourtant : - La Suisse aime l’ordre : qu’elle adapte ses principes de fonctionnement à un ordre cosmique ! Il est inutile d’attendre plus longtemps : nous avons toutes les connaissances scientifiques et l’expérience requises pour passer à un autre niveau d’organisation structurelle et sociale qui reflète les modèles d’organisation de l’Univers. La démocratie est une étape !
- Notre prospérité nous destine à rechercher des solutions et à les mettre à disposition du monde. Pour le 700e anniversaire de la Confédération, il est peut-être utile de le rapeller : l’identité profonde de la Suisse et son principe même n’ont de substance et de réalité que si la Suisse est au service de la communauté internationale. De même, nos multinationales, nos banques, nos sociétés de service, nos organisations humanitaires n’ont de sens et de raison d’être qu’en étroite relation avec le reste du monde. Notre économie est en grande partie dépendante des autres pays, la moitié de "notre" argent provenant de "l’étranger". Le standard de vie du suisse dépend des relations commerciales et culturelles que la Suisse entretient avec "l’extérieur". Il n’y a qu’une recette pour être heureux, c’est de se donner...
- L’armée et la protection civile vont évoluer, elles ne répondent plus aux nécessités actuelles. Refondues, ces structures offrent un formidable appareil pour résoudre les problèmes d’aujourd’hui : elles peuvent servir à sensibiliser et éduquer la population, à faciliter l’intégration de modes de pensée constructifs, à régénérer l’environnement ; ces structures peuvent servir à protéger la Vie, à commencer par la biosphère.
- Notre politique de la santé nous a rendu malades. Les suisses sont devenus hypocondriaques, encouragés par l’industrie pharmaceutique. La sectorisation de la médecine et les capitaux engagés dans ce domaine empêchent un débat constructif entre les promoteurs des différents courants de la santé et le public. Nous avons toutes les connaissances scientifiques et traditionnelles requises pour opérer la transition vers une conception renouvellée de la santé et de la prévention. En matière de santé notamment, l’autonomie de l’individu favorise grandement l’adaptation au changement d’une société.
- Etc.

COMPRENDRE les crises et les opportunités

A la source de tous nos problèmes, on trouve une altération du sens de l’identité individuelle. La plupart d’entre-nous dérivent leur sentiment d’exister de leurs croyances : leur statut, leurs possessions, leurs rôles et appartenances. On estime que jusqu’à 80% de nos interractions avec les autres proviennent de notre besoin d’être reconnus et de nous réaffirmer. Enfermés dans cette logique, nous passons le plus clair de notre vie à fuir les rencontres avec nous-même, à nous divertir, à nous occuper. Mais en attendant quoi, si ce n’est l’heure de la rencontre ?

En tentant de combler un vide existentiel, ce "moi-je" hypertrophié adopte une attitude maligne au sein de notre conscience. Il squatte différents centres de décision et filtre nos perceptions. Ainsi parasité, l’individu adopte à son tour une conduite maligne dans la société humaine. La société humaine reproduit cette conduite maligne au sein de la biosphère. Ensuite, nous nous étonnons de l’état de l’environnement et du nombre de cancers.

A l’échelon de la biosphère comme à l’échelon social, ce phénomène a des conséquences désastreuses. Isolés de nous-mêmes, nous nous percevons comme séparés de notre milieu vital au point de le détruire. La sauvegarde des apparences et le mensonge deviennent normes sociales, les nationalismes s’exacerbent. Les citoyens n’ont pas conscience de leurs responsabilités civique et planétaire, car ils ont barricadé l’accès à leur propre conscience. On se conforme aux directives, elles-mêmes issues d’une volonté populaire qui s’est conformée à des directives...

Pourtant :

- En chinois, le mot crise se dit Wei Chi. Wei signifie "attention, danger !" et Chi "opportunité de changement". Les crises que nous traversons sont précieuses. Elles nous montrent les failles de nos systèmes et nous offrent des opportunités d’accéder à de nouvelles réalisations. Même si nous avons choisi de le vivre douloureusement, la situation évolue, obéissant à des principes d’un autre ordre.
- Les divers problèmes que nous avons engendré nous rappellent avec une insistance croissante que nous sommes à côté de la plaque. La pollution, l’économie, les problèmes sociaux comme l’afflux de réfugiés nous assènent une vérité incontournable : tout est interrelié. Il n’y a que dans notre tête que nous sommes séparés du reste. La fréquence de ces feedbacks est en train modifier notre vision du monde bien plus profondément que toutes nos découvertes intellectuelles.
- Chacun de nous le sent, un vent de liberté et une atmosphère d’insatisfaction profonde prennent consistance dans notre quotidien. Une partie de nous-même veut vivre sain et saint, ne supporte plus la fausseté. C’est une crise majeure qui, additionnée à d’autres, pourrait rapidement déboucher sur un renouveau psychologique. Cette transition serait sensiblement accélérée si nous acceptions d’en parler sans peur ni honte et si la population était mieux renseignée à ce sujet. Pour l’instant, les recommandations du Conseil Fédéral concernent plutôt les provisions de ménage.
- Etc.

DECONGESTIONNER la vocation suisse

Partant des sources suisses, des fleuves abreuvent les quatre coins de l’Europe. Des courants de pensée voient le jour dans nos contrées, puis rayonnent dans le monde. Nous avons un héritage spirituel et humaniste à mettre en valeur. C’est la raison d’être de notre prospérité.

Parler de la vocation suisse demande des clarifications. Lorsque l’on porte un regard critique sur notre pays, c’est les agissements des êtres humains de ce pays que l’on évalue. La vocation reste entière, mais potentielle. De même, nos structures et institutions ne sont ni bonnes ni mauvaises. C’est les valeurs que l’on y injecte et la forme que nous leur donnons qui laissent à désirer. Il nous faut faire la part des choses entre la vocation suisse et ce que nous en faisons.

Systémique oblige, les nations obéissent aux mêmes lois d’évolution que les individus. Naître, survivre, avoir, faire, être, puis servir la communauté. Nous avons la position, les acquis et les moyens de réellement devenir un pays de service. C’est l’étape qui s’annonce et c’est par le service que trouverons un Sens.

Cette démarche revêt une importance cruciale. En politique comme dans l’entreprise, nous pratiquons la méthode Coué à plein régime pour écoper les voies d’eau du navire et nous n’avons pas encore choisi de destination !

Qu’en pensent nos élus, nos responsables politiques, nos industriels et monsieur tout-le-monde ? A l’aide d’interviews, de recherche menées dans le cadre d’universités, de rencontres et de documentation, nous voulons nous faire une meilleure idée de l’idéal que les habitants de la Suisse conçoivent pour ce pays. Nous voulons savoir jusqu’où ils sont prêts à aller pour le réaliser.

Pourtant :

- Le préambule de la constitution suisse commence par "Au nom du Dieu tout-puissant". A l’époque où cette phrase a été formulée, la Terre était plate. Dieu habitait après l’horizon et régissait les affaires humaines. Que signifie cette phrase aujourd’hui ?
- Les suisses ne se sentent pas libres intérieurement. C’est pourquoi ils ont tellement besoin de se sentir neutres : une manière comme une autre de dire "Hé, ho, je suis libre, hein !" Lorsqu’on est libre, ce genre de réflexion ne vient pas à l’esprit.
- En 1480, Nicolas de Flue disait : "Il n’est d’autre paix que la paix intérieure qui provient de l’accord de l’âme humaine avec la volonté divine. Etablissons cette paix en nous-mêmes et elle s’établira dès lors tout naturellement autour de nous, influencera les hommes politiques et les relations des Etats entre eux".
- Plus récemment, Jung notait : "Ah, ces braves gens, tous remplis de leur zêle et de leur santé, ils me donnent toujours l’impression de têtards optimistes qui, serrés dans une mare, agitent gaiement la queue dans l’eau la moins profonde qui soit et qui ne soupçonnent même pas que dès demain, la mare sera sèche"
- Etc.

COMMENCER à assembler le puzzle suisse

Le monde est devenu trop dangereux pour quoi que ce soit d’autre que l’utopie. Buckminster Fuller

Et maintenant ? A quoi servent toutes ces considérations si elles ne sont pas mises en pratique ?

Ce projet débouche sur des propositions concrètes pour provoquer le déclic, tenter de trouver le principe intégrateur, la vocation enthousiasmante qui fera fondre les cristallisations et donnera aux individus, aux collectivités, aux entreprises et aux responsables politiques la vision et le courage de manifester l’utopie, ici et maintenant.

Nous ébauchons un programme de transformation de la Suisse, calqué sur des réalités planétaires. Celui-ci est à prendre comme une proposition. Il vise surtout à fournir des bases de travail, à démontrer les possibilités qui s’offrent à nous. Nous voulons ajuster la réflexion et l’action à un niveau approprié aux défis globaux auxquels nous faisons face. Nous voulons déterminer des outils et des méthodes adaptés à la complexité de notre situation. Mais nous ne prétendons ni proposer la solution, ni couvrir tous les aspects de la question, loin s’en faut !

Ce projet est holographique. Il ne peut fonctionner qu’en synergie avec les autres démarches en cours. Déjà durant son élaboration, de multiples contacts se développent, des synergies se créent, des articulations et des compréhensions émergent. Nous savons que le synchronisme est à l’oeuvre : le simple fait de formuler une idée ou de porter notre attention sur un phénomène fait émerger des coïncidences. A terme, ce projet a modestement pour objectif de contribuer à transformer la Suisse, pour commencer...

Premières pistes :

Créer un bureau d’étude réunissant des spécialistes du projet d’entreprise, provenant de diverses compagnies ainsi que des instituts de sondage. Ce bureau aura pour objectif de faire émerger le "Projet Suisse". Il travaillera en synergie avec une plateforme, à créer également, qui regrouppera des portes-paroles d’associations, de partis, d’entreprises, du Conseil Fédéral ainsi que des individus motivés. Demander ensuite la constitution d’une commission fédérale pour étudier la mise en application du "Projet Suisse". Créer un débat public.

Faire un film et une BD en trois langues, reprennant les thèmes du projet : une fiction de ce que le bouquin raconte, de la publication du bouquin, puis de son succès et du développement du projet sur 10 ans.

Mettre au point une banque de données nationale et gratuite, une sorte d’agora électronique accessible via télétexte ou ordinateur et pourvue de terminaux dans les lieux publics. Organismes, entreprises et individus pourront ainsi exposer ou résoudre leurs problèmes, offrir leurs compétences et partager leurs idées. Les différentes informations pourraient être triées par affinités. L’ordinateur proposerait une série de pistes, de solutions possibles, de contacts.

Etc.

PUBLIER un livre développant les points 1 à 5

Ce livre suit les mêmes axes que le projet lui-même. Il comporte trois parties et sept chapitres. Dans la première partie, nous affinons et élargissons nos cadres de référence en tenant compte des découvertes faites jusqu’à nos jours. Nous resituons ensuite la Suisse et ses habitants dans ces nouveaux cadres et tentons de faire ressortir la vocation suisse. Dans la seconde partie, nous rentrons davantage dans les détails pour comprendre les crises individuelles, nationales et planétaires, leurs relations et les opportunités qu’elles recellent.

Dans la troisième partie, nous ébauchons un programme de transformation de la Suisse, calqué sur les réalités planétaires.

Cet ouvrage s’adresse particulièrement à ceux qui, à tous niveaux, modèlent la Suisse et forgent l’opinion publique. Nous voulons pourtant qu’il soit accessible à chacun, simple, direct et teinté d’humour.

Il aura 120 à 150 pages, comportera des illustrations, des tableaux, des interviews, une liste des contacts cités, un glossaire, une bibliographie et peut-être quelques jeux-tests. Il sera entièrement composé sur Macintosh, en police Helvetica.

Dans la mesure du possible, nous voulons publier simultanément en français, allemand et italien. Encore mieux : que le contenu soit adapté à chaque langue. Dans un second temps, il devrait aussi paraître en anglais. Nous prévoyons une importante promotion, sponsorisée par des entreprises suisses.

Toujours dans la mesure du possible, nous voulons que ce livre soit publié en 1991.

Réaliser les points 1 à 5 et retomber amoureux de la Suisse et de la planète

La première étape du projet consiste à écrire, publier puis assurer la large promotion du livre. Durant cette étape, nous réunissons inévitablement des contacts et éléments déterminants. Ils induisent automatiquement le démarrage des étapes suivantes. Les différentes phases du projet se chevauchent donc, avancent simultanément et organiquement.

Le déclin commence quand nous ne nous
demandons plus ce que nous pouvons faire,
mais ce qui va nous arriver.
Denis de Rougemont

Il faut absolument, dans ce monde de bêtes,
Un ultîme sursaut, un acte sans façon,
Pour expulser la brute et restaurer l’Etre.
Adrian Miatlev

Le livre représente un des points d’ancrage du projet. Le concours de nombreux partenaires est souhaitable pour donner toute son ampleur et son impact au projet : il ne nous appartient pas en propre. Nous sommes là pour le formuler, l’animer et pour nous assurer qu’il conserve son Esprit. Nous souhaitons voir fleurir des initiatives reliées à ce projet dans toutes les couches de la population, sous des expressions et des formes les plus diverses. Pour cette raison :

- Nous proposons des axes de recherches à mener dans le cadre universitaire et scolaire.
- Nous invitons des bureaux de consultants à participer au projet, notamment aux études sur la vocation Suisse.
- Nous convions des artistes à la fête, pour partager le projet sur d’autres fréquences.
- Nous consultons les associations ayant des objectifs similaires en vue de la création d’une plateforme.
- Nous intéressons des informaticiens à la création d’une agora électronique.
- Nous rencontrons des personnalités du monde scientifique, politique et culturel pour receuillir leur vision... et leur participation.
- Last but not least : nous convions des mécènes et sponsors à financer les étapes successives du projet.
- Etc.

Attention : ce projet est une histoire d’amour qui peut se révéler extrêmement contagieuse !

Animation et coordination du projet

Le cahier des charges du poste d’animation et de coordination du projet va prendre de l’ampleur au fur et à mesure de l’avancement de ses différents éléments . Il réunit actuellement les activités parallèles suivantes :

- Interviewer des responsables du monde des affaires, de la politique, des arts et de la culture, etc., pour concevoir le livre tout d’abord.
- Au cours de ces contacts et interviews, nous explorons les possibilités de collaboration et de synergie dans une partie ou l’autre du projet.
- Développer la promotion du livre et du projet, trouver éditeur.
- Fundraising : sponsor pour assurer la promotion du livre et du projet.
- Trouver des partenaires suisse-alémaniques et suisse-italiens pour adapter le projet et le livre.
- Collaborer avec des universitaires et enseignants pour dégager des axes de recherches à mener dans le cadre universitaire et scolaire.
- Développer des contacts avec médias et public (Conférences, press books, newsletter, etc.)
- Développer des contacts avec divers bureaux de consultants et instituts de sondage en vue de faire émerger l’Esprit suisse.

La conception et la réalisation du livre constitue un mélange des activités sus-mentionnées, nous ne souhaitons donc pas la décrire comme un poste particulier.

Conception, publication et promotion du livre

Le livre représente le premier point d’ancrage du projet. Dans les chapitres un à trois, nous y développons les bases théoriques, puis analysons les différentes crises helvétiques. Rencontres, contacts et interviews alimenteront l’ouvrage au fur et à mesure de son élaboration. Ce poste se confond donc avec celui d’animation du projet.

Il est entièrement composé sur Macintosh, en police Helvetica : 120 à 150 pages, illustrations, tableaux, liste des contacts cités, glossaireet bibliographie le complètent.

La promotion du livre est aussi le premier volet de la promotion du projet. Elle va comporter trois axes, sera utopique et drôle pour exposer des sujets concrets et importants. La campagne média comportera principalement affichage, pubs et conférences (de presse et publiques). Elle sera épicée par le deuxième axe, les happenings. Pour le troisième axe, une exposition itinérante est prévue, sous la forme d’un OVNI flottant sur les berges des divers lacs de suisse ou posé sur les places des grandes agglomérations. A l’intérieur de cette soucoupe, les principaux thèmes du livre et du projet seront résumés sous forme visuelle et interractive.

Nous invitons :
- Un éditeur à publier ce livre avec un fort tirage. Nous assurons la mise en page, et sommes en mesure de fournir des originaux de qualité laser ou photocomposeuse (Lynotype, etc.). Idéalement, cet éditeur prendrait en charge la publication dans les trois langues. Les conditions de collaboration sont à définir, nous souhaitons là aussi voir se développer la synergie. Voir aussi en page 14, traduction et adaptation du livre.
- Un ou des sponsor(s), à prendre en charge le financement de la campagne publicitaire et le sub-projet de l’OVNI-exposition. Nous souhaitons là encore une collaboration et une synergie : que cette promotion profite tout autant au sponsor qu’au projet. Il nous semble donc souhaitable que les activités du sponsor soient reliées aux objectifs du projet (ce qui ne sera pas très difficile).
- Ceux qui ont des idées, contacts, appuis et collaborations à se manifester : des artistes, décorateurs et techniciens pour créer la soucoupe, des transporteurs pour la déplacer ; etc.

Traduction et adaptation du livre et du projet

Chaque région linguistique a ses spécificités, ses sensibilités. Le projet de base est issu de la région romande. Une adaptation aux mentalités suisse-alémanique et suisse-italienne est nécessaire, particulièrement en ce qui concerne les chapitres traitant des crises : elles prennent une forme et un vécu différent de l’autre côté de la Sarine ou des Alpes.

Ce poste est complexe. Nous souhaitons trouver des partenaires qui vibrent avec ce projet, pour qu’une collaboration dynamique se développe. Il s’agit en fait d’homologues : l’animation et la promotion du projet dans son ensemble devrait comporter un bureau par région linguistique.

Nous voulons rencontrer des partenaires suisse-alémaniques et italiens pour :

- Développer le projet en synergie, c’est à dire...
- Mettre sur pied l’organisation du projet dans leur région linguistique
- Réunir les fonds, l’équipement informatique permettant l’échange dynamique des informations, les contacts et autres éléments nécessaires au projet (voir planning...).
- Traduire et adapter le livre, le projet, la campagne de promotion, et pour animer le projet dans leur région liguistique.
- Etc.

Recherches dans le cadre universitaire et scolaire Il nous semble particulièrement intéressant d’associer écoles et universités à ce projet. De nombreux sujets traités touchent directement l’enseignement. Ils posent des questions décisives, qui pourront faire l’objet de recherches passionnantes et impliqueront enseignants et enseignés. Le projet s’en trouvera considérablement enrichi.

Nous convions :

Les professeurs et enseignants intéressés par ce projet à lancer des programmes de recherche ou des travaux ayant pour sujets un ou plusieurs points abordés dans le projet. Leurs formes et applications sont à discuter, nous nous réjouissons déjà de ces contributions. A titre d’exemple, voici quelques axes de recherche possibles :

Dans le cadre universitaire :
- Psychologie : les "avantages" du mensonge et leurs applications dans la société.
- Sociologie : L’intérêt croissant pour le développement personnel et ses conséquences sur les mentalités
- Sociologie : les peurs du Suisse et ce qu’elles masquent
- Marketing : évolution des tendances lourdes et apparition de la "Génération Z", conséquences sur le marché suisse
- Droit : Evolutions possible de la constitution suisse
- Géographie : parallèles entre partages hydrographiques et culturels
- Economie : le problème des communes appliqué à la Suisse.
- Economie : est-ce l’argent ou la conscience qu’on en a qui est sale ? Comment purifier cela ?
- Etc.

Et dans le cadre scolaire :
- Dans quelle Suisse les enfants rêvent-ils de vivre ?
- Si on leur donnait une baguette magique, que transformeraient-ils ?
- Comment pensent-ils que les gens, la politique, la planète va évoluer ?

Un des objectifs du projet "La Suisse divine" est de catalyser l’imagination.
Toute initiative allant dans le sens du projet est la bienvenue...

Création et mise en oeuvre d’un groupe interconsultants

L’émergence de l’Esprit -ou du concept- d’entreprise revêt une grande importance pour l’établissement d’une stratégie de communication globale de la compagnie. En Suisse comme ailleurs, de nombreux bureaux de consultants renommés offrent ces services. Les méthodes et procédures qu’ils utilisent peuvent tout à fait être appliquées pour cerner l’Esprit d’une structure nationale.

Il nous semble particulièrement intéressant de regrouper ces professionnels pour travailler sur l’Esprit et la vocation Suisse, pour les raisons suivantes :

Faire travailler ensemble des consultants provenant de différents backgrounds représente déjà en soi-même une utopie... C’est une magnifique opportunité pour expérimenter la transdisciplinarité.

Le monde des affaires et de l’entreprise est en partie responsable de l’état du monde et de la société actuelle, dans le meilleur comme dans le pire. Les consultants de ces entreprises partagent évidemment ces responsabilités. Un tel exercice profitera à tout le monde.

Le puzzle suisse est particulièrement complexe. Les résultats de ces recherches offriront un moyen de lecture de l’aspiration des suisse. D’une manière générale, ils seront d’une grande utilité pour gérer les transformations qui commencent à se produire (Suisse-Europe, bouleversement de l’électorat, nouvelles aspirations des individus, etc.), pour opérer la transition des institutions et pour mettre en place de nouvelles politiques.

Cette équipe de consultants travaillera en collaboration avec des instituts de sondage.

Nous invitons les consultants qui sont sont intéressés par ce projet à se manifester et à nous faire part de leurs idées et commentaires.

Mise à contribution des instituts de sondage

Nous souhaitons mettre à contribution les instituts de sondage, en collaboration avec le groupe de consultants et dans le cadre des recherches menées par les universités. Ces sondages, effectués dans différentes couches et générations de la population, permettront entre autres :

De fournir à l’équipe de consultants -ainsi qu’à tous les autres intéressés- les opinions d’échantillonnages de la population sur diverses questions nécessaires à leurs recherches.

De se faire une meilleure idée des tendances présentes au sein de la population.

De mieux comprendre les tendances qui se renforcent et celles qui faiblissent en fonction des générations.

Comme pour le groupe interconsultants, les résultats de ces sondagess offriront un moyen de lecture de l’aspiration des suisse. D’une manière générale, ils seront d’une grande utilité pour gérer les transformations qui commencent à se produire (Suisse-Europe, bouleversement de l’électorat, nouvelles aspirations des individus, etc.), pour opérer la transition des institutions et pour mettre en place de nouvelles politiques.

Les domaines étudiés par ces sondages restent à définir avec précision. On peut toutefois citer :

- Quelle est l’attitude du suisse face au pouvoir et à l’autorité, selon les générations ?
- Quelle est l’attitude du suisse face à la santé, aux assurances, etc. ?
- Comment le suisse conçoit-il sa responsabilité en tant qu’humain sur la planète ?
- Comment voit-il les institutions évoluer, que souhaite-t-il ?
- D’où tire-t-il son sentiment d’exister ? Est-il heureux, oui, non, pourquoi ?
- Quelle sera pour lui la structure familiale en l’an 2000, et sa signification ?
- Comment perçoit-il le travail, quel est son idéal à ce sujet ?
- Etc.

Plateforme associative

On raconte ce gag dans toute la galaxie : "Savez-vous la première chose que font trois Suisses lorsqu’ils se rencontrent sur une planète ? Ils forment une association".

La Suisse compte un nombre impressionnant d’associations, oeuvrant dans les domaines les plus divers. Plusieurs d’entre-elles ont des objectifs qui pointent dans la même direction que le projet "La Suisse divine". Elles peuvent par conséquent avoir un rôle à jouer dans ce projet.

L’idée d’une plateforme associative n’est pas de faire une méga-association. Nous souhaitons plutôt voir se créer un espace dans lequel chaque association et chaque parti puisse apporter son expérience, sa richesse et ses particularités. Chaque association ou parti déléguera un(e) représentante(e) pour participer à des groupes de travail.

Cette plateforme aura les objectifs suivants :

- Servir de "brassage d’idées" et déboucher sur des synthèses utilisables dans d’autres parties du projet
- Dégager les grandes lignes d’actions ressenties par toutes les associations comme importantes
- Déboucher sur des programmes d’action supportés par toutes les associations impliquées
- Collaborer ponctuellement avec le groupe de consultants sur des sujets donnés
- Faire circuler l’information et faciliter les changements
- Et d’autres objectifs, qui se révéleront lors du développement du projet.

Pour l’heure, cet aspect du projet reste au niveau de l’idée. Pour parvenir à le concrétiser, nous proposons aux associations et partis intéressés de nous communiquer leur intérêt et leurs propositions, idées et suggestions.

Livre pour enfants et Bande-dessinée

Une fois le livre publié, nous souhaitons rendre son contenu encore plus abordable, afin de toucher... les principaux intéressés : les enfants et les adolescents, population active de l’an 2000.

Nous planifions donc de publier un ou des livres pour enfants retraçant de manière simple et imagée les principaux concepts traités dans le livre. Dans la même veine, nous envisageons également la publication d’une bande dessinée.

Etes-vous intéressé(e) à développer cet aspect du projet ?

Agora électronique

Cela semble clair et évident, mais il est nécessaire de le répéter : la connaissance isolée obtenue par un groupe de spécialistes dans un domaine restreint n’a en elle-même pas moindre valeur. Elle n’a de valeur qu’en synthèse avec tout le reste de la connaissance et dans la mesure où elle contribue à cette synthèse visant à répondre à la question : "Qui sommes- nous ?"
Erwin Schrodinger

La sectorisation des compétences et des responsabilités représente un considérable frein à l’évolution dans bien des domaines de la société. Au lieu de l’émulation qui découle du partage des points de vue, on reçoit souvent des fins de non-recevoir : "Ah, désolé, cela sort de mes attributions". Nous sommes pourtant confrontés à des problèmes globaux, nécessitant la mise en commun des compétences !

Pour stimuler le partage des compétences en vue de résoudre des problèmes et de trouver des solutions nouvelles, nous souhaitons mettre au point une banque de données, une sorte d’agora électronique. Celle-ci serait accessible par ordinateur personnel, par télétexte, ou par des terminaux disposés dans des lieux publics, des bureaux de poste par exemple. La structure de la base reste à développer, tout comme le principe de fonctionnement du réseau.

L’idée générale est la suivante : des entreprises, organismes, ou individus qui deviendraient membres du réseau pourraient alimenter la base avec un résumé de leurs compétences, intérêts, des services qu’ils offrent et des problèmes spécifiques qu’ils ont déjà résolu. Ces mêmes membres pourraient également exposer leurs problèmes sur le réseau. La base de données ferait des tris automatiques en fonctions de mots clés et proposerait des contacts, voire mettrait en contact des membres aux intérêts ou préoccupations communes. Pour éviter que la base ne soit vandalisée, seuls les membres enregistrés pourraient charger des informations directement dans la base. Par contre, tout le monde pourrait la consulter. Idéalement, cela devrait être un service gratuit offert par la confédération.

Pour réaliser cette base de données, nous serions heureux :

- De rencontrer des informaticiens ayant les... compétences requises et la dose de foi nécessaire.
- De recevoir conseils et suggestions, propositions et remarques, etc. Film

A nouveau, une fois le livre publié, nous souhaitons voir son contenu prendre d’autres formes pour toucher d’autres audiences. Une de ces formes pourrait être un film.

Celui-ci illustrerait l’histoire du projet "La Suisse divine" : ses origines, ses balbutiements, les premières actions, le succès du livre et la mise en route des différentes étapes du projet, puis suivrait son déroulement sur 15 ans : un témoignage sur la transformation de la Suisse et de la planète à l’avance, en quelque sorte...

Est-ce que ça vous fait tilt ?

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