Pour introduire ce rapport annuel concluant cette année 1998, nous dirons que les résultats de cet exercice ont dépassé nos prévisions les plus optimistes. Vos investissements massifs dans la polarisation ont rapporté de très importantes dividentes : l'intensité des expériences individuelles et collectives liées à la polarisation a atteint de nouveaux sommets.
Alain-Yan Mohr,
Conseiller en investissement.
PETIT VOYAGE DANS LA CONSCIENCE
Dans le dernier numéro de la Bear Tribune, j'ai esquissé un tableau de la situation terrienne, décrivant un ensemble de conditions qui, par leur convergence, semblent signaler l'imminence d'événements sans précédent. Mais si l'on considère l'énormité de ce que cela signifie, on est en droit de se sentir complètement dépassés - spectateurs hébétés accrochés à leurs sièges.
Bonne nouvelle : l'histoire est encore plus folle que ça et nous ne sommes pas spectateurs.
L'événement le plus fantastique, il ne faut pas le chercher dans le centre galactique, dans le soleil ou dans notre ADN.
Les transformations les plus profondes ne se produisent pas au niveau de l'environnement, de la nature du soleil ou des champs magnétiques de Gaia, mais dans la qualité de notre conscience. Les explosions galactiques et les mutations de l'ADN sont de simples conditions, c'est à dire des expressions miroitant la nature de la conscience.
Nous sommes ce que nous pensons que nous sommes. Le monde est ce qu'on en pense. Pour nous autres humains, habitués à laisser les circonstances nous définir depuis si longtemps, les changements qui s'opèrent dans la nature de notre conscience ont commencé à bouleverser notre réalité d'une manière - presque - inimaginable. Pourtant, avant de pouvoir pleinement apprécier les bénéfices de ces changements, nous allons probablement passer par une période de montagnes russes particulièrement éprouvante - qui se prolongera jusqu'à ce que nous ayons appris à choisir le contenu de notre conscience.
En effet, jusqu'à voici peu de temps, il y avait une sorte “d'ammortisseur”, un treillis énergétique qui amoindrissait ou diluait dans le temps l'effet de nos pensées, croyances et intentions - conscientes ou subconcientes. Aujourd'hui, le treillis n'existe plus. En conséquence, nous sommes placés devant la nécessité incontournable de reconnaître notre responsabilité totale dans chaque aspect de notre existance. Incontournable, parce que de plus en plus rapidement, la réalité nous renvoie le résultat de nos choix et intentions, au niveau individuel et au niveau collectif. En plus, elle nous renvoie aussi une image fidèle des concepts fondamentaux à partir desquels nous envisageons la vie, et tout particulièrement ce concept que l'on appelle... la dualité.
C'est là que les choses se corsent : si nous prenons volontiers la responsabilité de nos expériences agréables, lors d'expériences désagréables, nous avons tendance à rejeter la faute sur les circonstances. Ces expériences nous appartenant, elles ne font que rebondir sur “l'extérieur” pour nous revenir en pleine figure, gagnant de la force à chaque rejet. Plus l'expérience est décrétée désagréable, plus on la rejette avec force et plus le retour est violent, ce qui nous conforte dans notre état de victime. En ce sens, ce dont nous avons maintenant le plus besoin, ça n'est ni d'aide, ni de réconfort, ni de paix, mais avant tout de courage et d'intelligence.
Vers la liberté...
Mais si nous avons créé ce système, nous pouvons aussi le démanteler. Si nous en avons vraiment l'intention, un seul outil suffit: notre attention. Avant tout, nous devons nous assurer que nous n'allons pas recréer le même système. Si nous observons la nature de l'attention que l'on porte sur une situation, nous voyons que nous prenons la plupart du temps une position : soit nous désirons ou acceptons, soit nous évitons ou résistons. Dans les deux cas de figure, nous venons de renforcer le phénomène de polarisation, d'attribuer plus de pouvoir à la situation qu'à nous-mêmes et en définitive, de renoncer à notre souveraineté de créateurs. Pour... éviter ce problème, certaines philosophies suggèrent de ne prendre aucune position, mais c'est une façon sophistiquée de tomber dans le même piège, car si nous ne sommes pas là - ce qui est une position - la situation n'a pas d'existence.
Au-delà des rôles de révoltés et de victimes, au-delà de l'échappatoire que tout est illusion, il existe une autre position qui n'implique pas l'abdication de notre pouvoir: autoriser à la situation d'exister. Lorsque nous portons notre attention sur une situation et que nous lui permettons d'exister, que se passe-t-il? Tout d'abord, nous ne tombons plus dedans. Nous ne passons plus en mode polarisé. Ensuite, nous ne lui donnons plus de pouvoir, l'acte même de permettre étant l'expression de notre autorité. Depuis ce point de vue, on peut développer une bonne maîtrise de l'attention dépolarisée.
Progressivement, même si les polarités existent toujours, on sort de la réaction, un équilibre s'installe. Et plus ou moins rapidement, on commence à s'ennuyer, car la situation devient statique. On est en “paix”, mais rien n'a changé. On est alors tentés de repasser en mode polarisé, car là au moins, ça bouge, c'est vivant... L'avantage de l'attention dépolarisée, c'est qu'elle offre une nouvelle base pour agir, et tout particulièrement pour entreprendre un inventaire et un nettoyage du contenu de notre conscience.
Lorsque l'on découvre une polarisation dans notre perception d'une situation, d'un être ou d'une chose, cela signifie que l'on entretient une charge positive ou négative à son égard. Pour accumuler du karma, il suffit de surenchérir : “Oh oui, j'ai tellement envie de...” ou bien “Pouah! C'est vraiment détestable!”. Pour laisser la perception telle quelle, il suffit d'autoriser son existence sans y investir plus d'attention. Pour effacer cette perception, il suffit d'inverser la polarité jusqu'au point où le négatif et le positif se neutralisent (avoir envie du détestable ou détester l'enviable), puis de décréter que cela ne nous intéresse plus, c'est à dire de lui retirer toute attention - toute vie.
A l'usage, cette approche se révèle incroyablement riche, tant pour l'évolution personnelle que pour un travail l'échelon planétaire. Lorsque nous ne sommes plus piègés dans les remous de la dualité, nous n'investissons simplement plus dans le même monde. Toute l'attention auparavant mobilisée par les pour et les contre de l'existence devient disponible pour développer d'autres modes de conscience. La vie devient plus riche et facile. L'intuition, la créativité, l'ouverture à d'autres plans de réalité, la connaissance directe, la joie et la paix prennent la place des conflits et des doutes. Ces qualités rayonnent et catalysent les changements tout autour de nous. C'est en train de se produire, et ça va bouleverser notre réalité d'une manière - presque - inimaginable...
Alain-Yan Mohr
LES EFFETS PERVERS DU NEW AGE
De tous côtés, je suis sollicité pour participer à des méditations pour la paix dans le monde. Lors de chaque nouvelle crise - Chine, Kosovo, Palestine, Guatemala, Irak, etc. - mon email et mon courrier débordent d'appels à des méditations planétaires. Des nouvelles initiatives de méditations globales fleurissent chaque semaine.
Des grands noms s'associent à ces actions pour leur donner plus d'impact. Twymann, Bradden, Williamson et d'autres ressortent une théorie du centième singe mise à jour, espérant arriver au pourcentage de pensées positives nécéssaire pour faire basculer la réalité planétaire et nous précipiter d'un instant à l'autre dans un monde de paix.
D'autres personnes, promotrices d'initiatives visant à guérir la planète, utilisent des équipements dérivés de la géométrie sacrée et de la géobiologie pour transformer les conditions de l'environnement et éliminer la pollution. On voit aussi se développer le tourisme ésotérique, des groupes toujours plus nombreux, emmenés par des personnes “guidées” partent méditer sur l'emplacement de sites sacrés pour les réactiver.
En soit, toutes ces initiatives sont louables et généreuses. Mais le plus souvent, elles témoignent d'une inquiétante ignorance. Tout d'abord, promoteurs et participants à ces initiatives ne sont souvent pas conscients de leur nature polarisée. En cherchant à renforcer le côté positif des événements, ils n'ont aucune idée de ce qu'ils provoquent - une intensification des polarisations.
J'étais dans ces réflexions lorsque je suis tombé sur un extrait de texte décrivant le point de vue du maître tibétain Djwal Khul, l'époque de Alice Bailey, sur la manière dont une énergie bienveillante peut être mal utilisée. Décrivant comment, durant la dernière guerre, des groupes spirituels envoyaient de l'amour à Hitler en pensant pouvoir le changer, il expliquait ensuite comment celui-ci était capable d'utiliser l'énergie qu'il recevait pour accomplir ses objectifs. Djwal Khul recommandait à ses étudiants de faire très attention à la manière dont l'énergie était utilisée. Il ajoutait qu'à moins de vraiment connaître le plan divin pour une région donnée, il était préférable de concentrer l'énergie sur la Grande Fraternité Blanche et de la laisser en faire un usage approprié. Parfois, des situations ont besoin d'être déchargées d'énergie et non d'une stimulation supplémentaire.
Lorsque je regarde les lieux qui ont bénéficié de l'attention des méditations planétaires, force m'est de constater que la situation s'est dégradée, qu'elle s'est encore plus polarisée. Cela dit, peut-être que ça serait encore pire sans méditations, mais je ne le sens pas comme ça. Lorsque je m'intéresse aux lieux qui ont servi de laboratoires aux expériences de dépollution, je note que l'on a enregistré aux alentours des dérangements climatiques sans précédent. Toutes ces initiatives bienveillantes présentent les mêmes failles : d'une part, même si elles se basent sur l'idée d'utiliser la puissance de la pensée, elles s'arrêtent à mi-chemin et accordent la prépondérance aux conditions extérieures, nous proposant ensuite de les guérir. D'autre part, ces initiatives démontrent une méconnaissance de la nature polarisée de la psyché humaine, car elles passent à côté du fait primordial que si le monde actuel est aussi déséquilibré, c'est justement à cause de cette dualité subconsciente.
Bien sûr, c'est exaltant d'oeuvrer à la paix dans le monde. Mais lorsque cela prend la forme d'une inflation de fantastique cosmique en dehors de notre réalité quotidienne, une division supplémentaire s'opère : expériences trancendantes contre dense platitude de la vie quotidienne. Qui pose les frontières entre ces réalités?
Si je vous dis que vous êtes vous-même, il est probable que vous serez déçu. Si je vous annonce que vous faites partie de la Légion de Michaël, vous allez être transporté de joie. Pourquoi? Tout est Dieu. Je y compris. Je ne vois pas la différence. La réalité environnante n'est pas extérieure.
Bien sûr, nous pouvons créer une réalité illuminée - nous sommes ici pour ça; simplement, pour y parvenir, nous devons avant tout éliminer cette tendance compulsive à déterminer le plaisant par rapport à son contraire, et retrouver l'usage divin de notre attention.
L'univers est un lieu sûr!
Alain-Yan Mohr
BYE BYE RADIOACTIVITE!
Dans Nature et Biotechnologie d'octobre 98, on apprend que certains micro-organismes seraient capables de digérer les déchets radioactifs... La bactérie Deinococcus radiodurans possède la curieuse propriété d'être capable de traiter toutes sortes de radiations. Elle est capable de grandir et de se reproduire dans un environnement radioactif, et semble être le nettoyant idéal pour les centrales nucléaires et autres dépôts de déchets radioactifs.
Au cours de millions d'années d'évolution, cette bactérie a appris à dupliquer son code génétique et astucieusement, elle peut ainsi stocker jusqu'à dix copies de son ADN/ARN. Si l'une d'elles est détruite par une forte radiation, elle peut être remplacée immédiatement.
Elle fait actuellement l'objet de recherches menées par Michael Daly et ses associés de l'Université de Maryland et du Minessota. M. Daly et son équipe espèrent que cette bactérie sera bientôt capable d'avaler et d'oxyder du Toluene et du Trichloroethylene radioactifs. La bactérie pourrait alors phagociter des produits radioactifs toxiques comme l'uranium, et les digérer avant qu'ils ne pénètrent dans les sols sur lesquels ils sont entreposés et qu'ils risquent de polluer à jamais.
| Publisher: Alain-Yan Mohr - Edited sometimes regularly. CP 106, Dardel, 1997 Haute-Nendaz - Suisse Tel : 41-27- 288 77 01, Email: Cet adresse mail est protégé contre les spambots. Vous avez d'activer le javascript pour la visualiser. |
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