On vient de voir les grandes lignes de la stratégie de l'élite pour s'arroger
le contrôle total de tout ce qui vit sur cette planète, mais cela vaut la peine
de se pencher d'un peu plus près sur les plus importants outils de notre abrutissement:
l'éducation et "l'éducation continue" – c'est-à-dire l'image.
Au risque de nous répéter, le principe est simple: distraire
l'attention, empêcher le peuple de réaliser ce qui se passe réellement.
En d'autres termes: + de besoins + de divertissements + de gadgets + de propagande
+ de problèmes
+ d'obsessions = La partie peut continuer.
L'éducation au mensonge
A peine débarqué sur cette Terre, le
nourrisson commence à s’imbiber
des émotions de ses parents. Peurs, limitations, croyances, conditionnements,
stratégies psychoaffectives, manipulations, toute cette atmosphère
collante et impalpable s’insinue dans sa psyché, modelant
progressivement sa vision du monde. Le gamin est prêt à aller à l’école.
Dès
la crèche, l’enfant est pris en charge, étiqueté,
soupesé, évalué, réorienté, encouragé dans
certaines attitudes et découragé dans d’autres, modelé pour
correspondre aux normes et sociabilisé. Ses aptitudes sont analysées
selon des méthodes reconnues par des experts officiels.
A mesure qu’il progresse dans son parcours scolaire, l’esprit
de l'enfant
devient de plus en plus anesthésié – ce qui est dans
l’ordre
des choses, le but de l’éducation étant de le préparer à fonctionner
dans le monde des adultes. Son intuition est découragée, sa
clairvoyance est tournée en ridicule, son exubérance est réprimandée,
sa sensualité est condamnée, sa volubilité est pénalisée
et sa révolte est sanctionnée.
Une fois que la narcose a bien
pris, l’enfant a le privilège d’être
initié à la vertu cardinale qu’est l’obéissance.
En d’autres termes, il est amené à accepter les innombrables
avantages que procurent le mensonge, la lâcheté et la trahison
de soi-même.
L’élève est évalué,
noté, orienté et
promu en fonction de son aptitude et de son consentement à suivre
le programme établi – mais très rarement pour son pouvoir
créateur, sa capacité de rêver et son autonomie. Alors
qu’on le gave d’informations indigestes et souvent inutiles – ce
qui donnerait à tout individu sain d’esprit l’envie de
faire des choses plus intéressantes ou d’aller jouer dehors – on
attend de lui qu’il soit attentif et appliqué, qu’il fasse
preuve d’équilibre psycho émotionnel et surtout, qu’il
fasse abstraction de toute pulsion pouvant déranger le déroulement
des cours. Si ça ne marche pas, on le taxe d'hyperactif et on le gave de Ritaline.
Son courage est ainsi progressivement rongé au profit de
la lâcheté,
mode comportemental le plus répandu et par conséquent le plus
encouragé. Son intégrité, son honnêteté et
son incorruptibilité sont graduellement érodées au profit
du mensonge, vis-à-vis de lui-même comme vis-à-vis des
autres.
Dans la conscience de l’enfant en cours de calcification, l’affirmation
que le roi est nu devient peu à peu une hérésie. Face à une
conspiration d’une telle ampleur, la majorité des enfants capitulent.
La minorité intraitable est prise en charge par les spécialistes,
les psychologues, les éducateurs spécialisés, les foyers
et finalement, si les neuroleptiques n’ont pas résolu la question,
par les établissements pénitentiaires.
A ce point de
la réflexion, vous êtes peut-être tentés
de vous dire que la situation n’est pas désespérée à ce
point, que dans le cadre de l’éducation et de la relation avec
les enfants, on trouve aussi beaucoup de bonne volonté, de bonté,
de beauté, de respect et d’amour. Mais à la réflexion,
cet argument ne tient pas; la condition de l’enfant est sérieusement
préoccupante. Ironie de l’histoire : c’est principalement
grâce à cette bonne volonté, à cette bonté, à cette
beauté, à ce respect et à cet amour – qualités étrangères
au système – que la race humaine a réussi à survivre
malgré l’effet cumulatif de siècles d’endoctrinement
et d’oppression.
Pour vous en convaincre, prenez le temps de lire ce texte de John Taylor Gatto
traduit de l'anglais, L'enseignant aux six lecons (lire
dans une nouvelle fenêtre,
télécharger le document PDF.)
Les "valeurs" parasites des prédateurs qui infectent la psyché humaine sont
transmises par l’éducation, que
ce soit dans le milieu familial, dans des organismes privés ou dans
des structures publiques. La peur détrône l’amour, la
compétition
vainc la coopération, le jugement assèche la bienveillance,
l’avarice
tarit la gratitude et le contrôle interdit la spontanéité.
Dans ce contexte, la situation des enseignants n’est pas plus enviable.
Une sorte de croyance héritée de notre culture industrielle
nous incite à penser qu’il existe une formule précise
pour faire de bons enseignants, comme on peut former un ouvrier de chaîne
de montage pour obtenir un rendement maximal. Il est certainement possible
de former des gens à en faire rentrer d’autres dans un modèle,
mais alors, il ne s’agit plus d’éducation ; il s’agit
de modelage. “L’enseignant” ressemble
plus à un agent de propagande du système, une sorte de prêtre
dont la fonction est de diffuser le dogme officiel.
Dans les programmes scolaires
officiels, les idées sont morcelées
en petits fragments appelés sujets, les sujets sont fragmentés
en différentes parties, les parties en séquences, les séquences
en leçons et les leçons sont divisées en travail en
classe et à domicile. Toutes ces pièces préfabriquées
s’assemblent pour donner une crédibilité au programme
et à l’enseignant
qui le dispense. À ce stade, même les enseignants les mieux
intentionnés
trouvent leurs efforts sabotés par la nature des programmes qu’ils
sont contraints d’appliquer.
Héritée des structures industrielles
et militaires, l’école
a notamment pour objectif de calcifier les générations montantes,
pour qu’elles soient plus facilement gérables et manipulables.
Malgré le nombre de critiques formulées leur égard,
ces politiques éducatives sont toujours en place, simplement parce
qu’elles
constituent à ce jour le meilleur moyen de produire des citoyens maniables
et des employés fiables.
Par ailleurs, la relation entre le monde
de l’adulte et celui de l’enfant est souvent à sens unique.
Arrivé à l’âge adulte, l’homme de la rue
a subi un tel lavage de cerveau que dans la majorité des cas, sa propre
enfance lui est devenue étrangère. L’intensité de
la vie et l’enthousiasme de la découverte sont devenus de lointains
souvenirs d’une vie passée, enfouis sous les peurs, les conditions,
les obligations et les nécessités. La course au comblement
des manques occupe toute son attention.
Cet échafaudage de nécessités
constitue l’ossature
existentielle de l’adulte “standard”, au point que toute
remise en question fondamentale est réprimée et remplacée
par une conviction de substitution disponible dans tous les supermarchés.
En conséquence, l’adulte est persuadé d’avoir raison,
au point d’être souvent incapable d’imaginer que l’enfant
puisse avoir une relation plus saine avec la vie – c’est-à-dire
un point de vue moins déformé, moins conditionné et
moins restreint.
Par exemple, les enfants parlent spontanément de
leurs rencontres avec des fées ou d’autres êtres élémentaux,
par ailleurs amplement décrits dans toutes les traditions et cultures
du monde. Ils décrivent les lumières qu’ils voient autour
des gens et des choses, évoquent des souvenirs de vies passées
et savent mettre le doigt sur la question brûlante ou se révéler
fins philosophes – jusqu’à ce qu’on leur ordonne
de cesser de dire des âneries.
Chaque jour, le carcan se resserre davantage autour de l’enfance – qui
est devenue un problème particulièrement lucratif. Avec la
floraison de nouvelles spécialisations psycho-pédagico-éducatives,
les enfants se trouvent cernés par les adultes de plus en plus tôt.
Pour leur bien, évidemment.
En Occident, la liste des maladies d’enfance
augmente proportionnellement au nombre des praticiens et des solutions chimiques
qui débarquent sur
le marché. Si l’enfant témoigne d’une réaction
de rejet, d’inadaptation ou de révolte contre le système
qui lui est proposé, on lui assigne une étiquette portant le
nom d’un syndrome, on lui prescrit des drogues psychotropes et l’on
parle ensuite de réussite médico-pédagogique. Les autres
parties du monde n’ont rien à envier au monde occidental, les
enfants étant envoyés au travail, à la guerre ou au
bordel dès qu’ils sont physiquement fonctionnels.
Et voilà comment s’organise l’apprentissage du
mensonge et de la lâcheté. D’une manière ou d’une
autre, nous fonctionnons tous selon les modèles décrits ci-dessus,
pour la simple raison que nous en avons été nourris et avons
dû les apprendre.
Le plus regrettable dans toute cette histoire, c’est
que l’immense
majorité des êtres humains aiment leurs enfants, mais qu’ils
finissent bien souvent par les sacrifier sur l’autel de la conformité et
de la sécurité offerte par la “réalité officielle”.
La mystification par l'image
Depuis que la brebis Dolly a vu le jour, le clonage suscite bien
des débats, surtout lorsque l'on évoque le clonage humain. Curieusement, une
autre forme de "clonage", pratiquée sur toute la planète, ne provoque pas les
mêmes inquiétudes: le stéréotype. Nous sommes constamment bombardés d'images
et de suggestions stéréotypales qui véhiculent toujours les mêmes valeurs et
messages abrutissants.
Pour rappel:
- Les entités prédatrices se nourrissent de nos émotions les plus basses.
- Pour conserver l'ordre dans le troupeau humain, il faut verrouiller ses
membres dans les pulsions inférieures, ou, autrement dit, dans les trois
premiers chakras: survie, sexe, identités obsessionnelles, etc. Bref, dans
la peur. Passé le quatrième chakra, la conscience est moins perméable aux
suggestions hypnotiques.
- Pour que l'asservissement continue, il faut que les humains restent persuadés
d'être des créatures biologiques, point barre. Et pour assurer l'approvisionnement,
il est nécessaire que ces créatures soient angoissées et obsédées (par le
sexe ou la morale, peu importe).
- Un humain qui se connait lui même est un humain qui s'échappe. Mais si
les gens occupent leurs vies à se comparer et s'épuisent à correspondre
à des stéréotypes, la question est réglée.
- Mieux encore: mettre les individus en compétition en leur promettant qu'ils
deviendront uniques s'ils parviennent à incarner le spécimen parfait du stéréotype,
mâle ou femelle.
- Enfin, associer toujours plus de besoins, d'attributs, de règles et d'exigences
au stéréotype idéal, question de faire monter les enchères. Gadgets, divertissements,
codes et comportements sociaux indispensables. Une vie de consommateur bien
remplie.
La stratégie de mutilation de l'être par la dictature du stéréotype
ne date pas d'hier. Les petits pieds bandés des chinoises et les corsets
torturant les entrailles des dames de la cour de Versailles confirment bien
le dicton: il faut souffrir pour être beau et belle.
On ne va pas faire ici un cours sur la propagande par l'image. Mais le bombardement
d'images stéréotypales est devenu si dense et constant que nous n'arrivons
plus à trier, à faire barrage. On absorbe quotidiennement des doses hallucinantes
de poisons psychiques placardées dans les villes, dégoulinant des radios, des
TVs, des magazines...
Je n'exagère pas, et nous sommes tous contaminés. Voici quelques exemples,
des morceaux choisis. Libres à vous de boycotter les marques ci-dessous...

Note: la proportion de pubs sexistes dégradantes pour la femme étant énormément
supérieure à celle impliquant des hommes, on reconnait bien l'orientation
de nos cultures et l'origine des valeurs véhiculées.
Un autre effet pervers de ce bombardement constant d'images suggestives, c'est
qu'elles corrompent profondément notre sens inné de la beauté. Le corps est
dénaturé par une épaisse couche de symboles qui déclenchent des sentiments
contradictoires. On ne voit plus sa beauté, mais les "films" qu'il évoque.
Chaque corps est unique: c'est l'expression de l'être dans cette dimension,
l'image de soi faite chair. Astreindre l'individu à correspondre à des stéréotypes,
c'est encore une autre manière de l'éloigner de lui-même...
Le phénomène s'intensifie toujours davantage. Le marché de la mode
pour enfants et des cosmétiques pour hommes est en plein essort. Les magazines
fashion se multiplient et se diversifient. Les séries TV rongent le paysage
audiovisuel.
Fin de l'inventaire
Bien sûr, les outils et techniques utilisés par l'élite pour parvenir au contrôle
absolu sont beaucoup plus nombreux, mais depuis l'état des lieux de ces deux
domaines que sont l'éducation et l'image, on peut extrapoler... Alors nous
allons interrompre l'inventaire des méthodologies carcérales des
Illuminati. Si vous voulez poursuivre l'exploration, relisez le texte "Armes
silencieuses" et suivez les pistes qui s'en dégagent. Si vous parlez anglais,
fouillez dans le site de Leading
Edge, une des plus vaste bibliothèque documentant la manipulation
humaine qu'on puisse trouver sur le net.
Fin de l'inventaire, donc. Allons plutôt nous intéresser aux transformations
qui vont bouleverser les règles du jeu sur cette planète...
On résume...
| + de besoins + de divertissements + de gadgets + de propagande
+ de problèmes + d'obsessions = pérennité du paradigme prédateur. |
Exercices pratiques, questions...
- Avez-vous perdu quelques illusions? Constatez lesquelles, vous
gagnerez en cohérence.
-
Observez les zones de vous-même les plus contaminées par les stéréotypes...
- Comment envisagez-vous de reprendre
le pouvoir dans la définition de votre réalité?
- Attention: cesser d'avaler des stéréotypes peut créer un effet de manque. -
Aimez-vous. Ca décolle bien les fausses images de soi.
Références
A propos d'éducation
A propos d'images, de stéréotypes, de publicité
Sur les conditionnements et leurs effets, en général
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